1. Projet professionnel : emploi, apprentissage, stage
C’est la colonne vertébrale du PACEA. Tout accompagnement vise, à terme, une insertion vers l’emploi ou la formation. Les projets les plus fréquemment portés dans un PACEA sont donc :
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Trouver un emploi : recherches d’offres, préparation aux entretiens, réalisation de CV/lettres, coaching, mise en relation avec les employeurs locaux (plus de 350 000 jeunes trouvés un emploi via la Mission Locale en 2022 : UNML, chiffres clés).
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Accéder à un apprentissage : recherche de CFA, appui à la signature de contrat, connaissance des aides « alternance ».
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Effectuer un stage ou une PMSMP (période de mise en situation en milieu professionnel) pour explorer un métier et affiner ses choix.
2. Projet de formation ou de retour aux études
De nombreux jeunes utilisent le PACEA pour bâtir un projet de formation professionnelle ou reprendre des études :
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Rechercher une formation adaptée à son niveau, à ses envies et au bassin d’emploi local : CAP, titres pro, BTS, formation qualifiante etc.
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S’inscrire à des démarches “clés” (Parcoursup, GRETA, AFPA, organisme local, etc.)
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Financer une formation : dossier de financement, appui aux certifications, recherche de solutions pour lever les freins (mobilité, hébergement).
À titre d’exemple, 36 % des jeunes en Mission Locale ont engagé un projet de formation via le PACEA depuis 2018 (source : Dares).
3. Projet de mobilité
Grande cause nationale de l’insertion : sans mobilité, difficile d’avancer, surtout dans les zones rurales d’Occitanie et Midi-Pyrénées. Le PACEA permet donc de construire :
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Un projet “permis de conduire”: constitution des dossiers d’aide, permis à un euro, financements régionaux, simulations, appui aux démarches (500 000 jeunes en Mission Locale ont obtenu leur permis avec un appui au cours de leur parcours, selon la UNML).
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L’organisation de solutions alternatives : achat/réparation de vélo, trottinette, abonnement transport en commun, covoiturage, aide au carburant.
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Un déménagement lié à un projet professionnel ou de formation.
La mobilité est souvent un projet “en filigrane”, mais nombreux sont les jeunes qui structurent ainsi un parcours en plusieurs étapes, grâce à l'organisation du PACEA en "phases".
4. Projet d’autonomie : logement, santé, vie quotidienne
Le PACEA ne se limite pas à l’emploi ou à la formation : tout projet visant l’autonomie du jeune peut entrer dans le contrat, pour lever les freins à une insertion durable.
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Accès au logement : recherche d’un logement jeune, d’une colocation, dossiers d’aides (FSL, aide mobili-jeune, garantie visale, etc.).
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Prévention santé, accès aux droits (CMU/complémentaire santé, sécurité sociale, accompagnement psychologique ou bien-être).
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Gestion du budget, vie quotidienne : accompagnement pour ouvrir un compte, accéder à une aide alimentaire, s’équiper, organiser sa vie pratique.
Les Missions Locales ont permis de débloquer près de 100 000 situations de jeunes en 2022 grâce à ces projets transversaux (UNML).
5. Projets culturels, citoyens, engagement
Moins connus, mais de plus en plus encouragés dans le cadre du PACEA, les projets autour de l’engagement, de la culture, de la découverte du monde sont aussi valorisés. Exemples :
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Service Civique : candidature, préparation à la mission, appui à la valorisation des acquis.
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Participation à des chantiers jeunes, ateliers artistiques, projets associatifs qui développent la confiance, l’expérience et les compétences transversales.
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Voyages éducatifs, mobilité européenne (Erasmus+, Corps européen de solidarité), toujours avec l’appui logistique et pédagogique de la Mission Locale.