Arrêt de l’allocation CEJ
Quand la rupture est actée, l’allocation liée au CEJ s’interrompt ! Ce versement, qui peut aller jusqu’à 528,30 € par mois (montant règlementaire au 1er janvier 2024, selon la Caisse des Dépôts), n’est plus attribué à partir de la date de rupture du contrat.
- Si la rupture intervient au cours du mois, l’allocation est proratisée.
- Si l’allocation est versée à tort après la rupture, le jeune est redevable du trop-perçu.
Cette interruption peut avoir un impact fort, car beaucoup de jeunes dépendent de cette aide pour leur mobilité, leur alimentation ou leur logement.
Suspension de l’accompagnement
Le jeune ne bénéficie plus du suivi renforcé et prioritaire du CEJ. Il peut toutefois continuer d’être accompagné par la Mission Locale ou Pôle emploi, mais sur un mode de droit commun, moins intensif.
Impact sur la reprise ultérieure du dispositif
Un jeune qui a rompu son CEJ n’est pas automatiquement interdit d’y revenir ! Il peut redemander un nouvel accompagnement, mais il faudra souvent repasser par une évaluation avec un conseiller.
- En cas de rupture “sanction”, un délai de carence peut être appliqué, variable selon les situations locales.
- Dans la pratique, l’objectif demeure l’accompagnement : on cherche rarement à “punir”, mais plutôt à vérifier la motivation et la faisabilité d’une réintégration.
Cas particuliers : rupture pour difficultés ou cause légitime
Si la rupture est demandée par le jeune à cause de graves problèmes de santé, d’un accident, ou de violences familiales, la Mission Locale ou Pôle emploi peut proposer d’autres solutions, comme un accompagnement socio-éducatif, une orientation vers un autre dispositif ou, parfois, une suspension temporaire plutôt qu’une rupture définitive.
Certaines ruptures sont donc “bénéfiques” : par exemple, un jeune qui trouve un CDD puis revient (après la fin de ce CDD) peut réintégrer le CEJ si les critères d’éligibilité sont toujours remplis.